RTWArchives

Plan du site
Sommaire
Archives


200 000 personnes fuient les combats à Abidjan, selon l'ONU - 3 mars 2011
Violences post-électorales - Un 3e charnier annoncé à Issia - 14/01/2011
Nouveaux affrontements dans un quartier d'Abidjan pro-Ouattara - 12/01/2011
Près de 14.000 Ivoiriens ont fui vers le Libéria, selon le HCR - 25 déc. 2010



SUR LE NET :

Abidjan.net
Terrorisés et abandonnés - HRW, le 22/10/2010
Réseau Ivoire


Des ONG dénoncent les exactions en Côte d'Ivoire

LEMONDE.FR / AFP / Reuters, le 16 mars 2011

Les forces de sécurité et les milices loyales à l'ancien président de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo ont commis des exactions qui s'apparentent à des crimes contre l'humanité, estime Human Rights Watch dans un rapport publié mardi. Ces actes comprennent des viols, des exécutions et des cas d'immigrés d'Afrique de l'Ouest brûlés vifs, précise l'organisation de défense des droits humains basée à New-York.

HRW accuse par ailleurs les forces pro Alassane Ouattara, qui ont pris le contrôle du nord de la capitale, Abidjan, ces trois dernières semaines, d'avoir commis des exactions s'apparentant à des crimes de guerre, citant notamment l'exécution sommaire de onze soldats proches de M. Gbagbo. "Concernant le camp Ouattara, des combattants armés ont commis des exécutions extrajudiciaires de combattants présumés pro-Gbagbo détenus sur le territoire d'Ouattara", indique l'ONG dans son rapport.

Selon les Nations unies, près de quatre cents personnes ont été tuées depuis l'élection. La plupart d'entre elles l'ont été "par les forces pro-Gbagbo, dans des circonstances qui n'ont aucun lien avec le conflit armé", indique HRW. Selon le rapport, les jeunes patriotes de M. Gbagbo ont commis une série de meurtres basés sur des motifs ethniques, suivant l'appel, lancé début mars, par leur chef de file, Charles Blé Goudé, à combattre la rébellion visant à évincer, selon lui, le président sortant.

HRW évoque plusieurs cas de meurtres d'immigrés d'Afrique de l'Ouest et de membres de la tribu Dioula, celle de M. Ouattara, par des jeunes pro-Gbagbo. Les immigrés sont régulièrement pris pour cibles en temps de crise depuis la guerre de 2002-2003 qui a scindé le pays en deux. "Les immigrés originaires du Mali, du Burkina Faso, du Nigeria et du Niger ont fait part d'attaques quotidiennes menées par les forces de sécurité pro-Gbagbo et ses milices armées", souligne le rapport.

Alassane Ouattara a dit, mardi, à son rival Laurent Gbagbo que l'offre de sortie honorable présentée par l'Union africaine constituait sa "dernière chance" de quitter le pouvoir en douceur en Côte d'Ivoire. L'ancien premier ministre, reconnu par les Nations unies et les organisations régionales africaines comme le vainqueur incontesté de l'élection présidentielle du 28 novembre, a également invité les forces de sécurité soutenant Laurent Gbagbo à changer de camp pour mettre fin à une crise qui risque de plonger le pays dans une nouvelle guerre civile.

Laurent Ggagbo, au pouvoir depuis 2000, refuse de céder son fauteuil présidentiel et s'appuie sur les Forces de défense et de sécurité (FDS) pour briser toute contestation. M. Ouattara vit retranché depuis fin 2010 au Golf Hôtel d'Abidjan, sous blocus des forces de son rival et sous la protection de casques bleus et de ses partisans. Cette déclaration solennelle de M. Ouattara intervient alors que le pays s'enfonce dans les violences et que les combats entre insurgés qui le soutiennent et forces fidèles à M. Gbagbo s'intensifient à Abidjan, menaçant de dégénérer en guerre civile.


Haut